Investir en immobilier locatif avec une SCI : guide complet pour débuter

SOMMAIRE

Investir dans l’immobilier locatif est une stratégie prisée pour créer un patrimoine durable et générer des revenus passifs. Si cet investissement peut être réalisé en tant que particulier, une option très intéressante consiste à le faire au sein d’une société civile immobilière (SCI). Ce mode d’investissement offre de nombreux avantages, tant sur le plan financier que fiscal. Dans cet article, nous détaillons les types de SCI adaptées à l’investissement locatif, les bénéfices de ce modèle, ainsi que les particularités liées à la location meublée. Si vous envisagez de vous lancer dans cette aventure, lisez la suite pour tout savoir !

Qu’est-ce qu’une SCI et pourquoi l’utiliser pour un investissement locatif ?

Une SCI, ou société civile immobilière, est une structure juridique permettant de gérer des biens immobiliers en commun. Elle est particulièrement adaptée aux projets d’acquisition, de gestion et de transmission de biens immobiliers. Plusieurs formes de SCI existent, chacune étant conçue pour des objectifs spécifiques, comme la SCI familiale, la SCI professionnelle ou encore la SCI de construction-vente.

Lorsqu’il s’agit d’un investissement locatif, créer une SCI classique reste la solution la plus courante. Cette forme permet de préciser, dans les statuts, que les biens acquis par la SCI seront destinés à la location. Si vous souhaitez impliquer plusieurs membres de votre famille dans ce projet, il est également possible de créer une SCI familiale dédiée à la location.

Pourquoi opter pour une SCI pour investir dans l’immobilier locatif ?

L’investissement en SCI présente de multiples avantages :

Partage des ressources et des responsabilités

La SCI permet d’acquérir un bien immobilier en mettant en commun les ressources financières de plusieurs personnes. Que ce soit pour acheter un bien ou pour financer les travaux d’entretien ou de rénovation, cette structure permet de partager les coûts et les responsabilités. En groupe, vous pouvez ainsi viser des biens plus grands ou plus nombreux qu’en investissement individuel, tout en répartissant les risques et les frais entre les associés.

Crédibilité et facilité d'accès au financement

L’une des principales raisons pour lesquelles les investisseurs se tournent vers la SCI, c’est la crédibilité qu’elle apporte. En tant que structure juridique formalisée, elle inspire davantage de confiance aux banques et autres établissements financiers, facilitant ainsi l’accès au crédit. Comparée à un achat en nom propre, elle permet une gestion plus professionnelle et structurée.

Flexibilité dans le fonctionnement et la gestion

La SCI offre une grande souplesse dans son organisation interne. Les règles de fonctionnement et la répartition des parts peuvent être adaptées aux besoins des associés. Par exemple, les statuts de la SCI peuvent être rédigés de manière à inclure des règles spécifiques pour la gestion des biens locatifs. Cette flexibilité permet une personnalisation importante, contrairement à d’autres formes de détention de biens immobiliers comme l’indivision.

Avantages fiscaux

L’un des grands avantages fiscaux d’une SCI est sa soumission à l’impôt sur le revenu (IR). Ce régime permet de déduire les charges liées à la gestion du bien (comme les travaux, les frais d’entretien, ou les intérêts d’emprunt) des revenus locatifs, créant ainsi un déficit foncier qui peut être imputé sur le revenu global des associés.

De plus, la SCI permet de bénéficier du régime des plus-values immobilières de particuliers lorsque le bien est détenu sur le long terme, ce qui peut être plus favorable que si le bien était détenu par une personne physique.

Transmission facilitée du patrimoine

Un autre grand atout de la SCI est sa capacité à faciliter la transmission du patrimoine. Grâce à la répartition des parts sociales, la SCI permet une transmission progressive du bien immobilier aux héritiers, tout en évitant certains obstacles juridiques. De plus, la structure protège le conjoint survivant dans le cas des couples non mariés, comme ceux pacsés ou en union libre, qui bénéficient d’une sécurité juridique accrue.

Location meublée en SCI : avantages et inconvénients

Lorsqu’il s’agit de louer un bien immobilier, il existe deux options : la location vide et la location meublée. Si la SCI est idéale pour l’investissement locatif classique, qu’en est-il de la location meublée ?

En principe, la location meublée est considérée comme une activité commerciale par le fisc. Dès lors, une SCI qui se lance dans ce type de location se voit appliquer la fiscalité des sociétés commerciales, c’est-à-dire l’impôt sur les sociétés (IS). De plus, la SCI devra respecter des obligations telles que le dépôt des comptes annuels au greffe du tribunal de commerce.

Cependant, il existe une exception : si moins de 10% des revenus de la SCI proviennent de la location meublée, cette dernière peut rester soumise à l’impôt sur le revenu (IR) plutôt qu’à l’impôt sur les sociétés (IS).

Il est important de noter qu’une SCI ne doit pas adopter la location meublée de manière régulière si elle souhaite éviter de basculer sous l’impôt sur les sociétés. Si la location meublée est exercée de manière occasionnelle et ponctuelle, l’imposition sur le revenu peut être maintenue. Mais dans ce cas, l’activité doit être clairement définie comme étant non professionnelle.

Comment créer une SCI pour la location immobilière ?

La création d’une SCI est relativement simple, mais elle nécessite de respecter certaines étapes légales et administratives :

Rédaction des statuts de la SCI

Les statuts sont un document essentiel pour définir le fonctionnement de la SCI. Il est indispensable de spécifier que l’objet de la SCI est l’acquisition et la gestion de biens immobiliers destinés à la location. Les statuts détermineront également la répartition des parts sociales, la gestion de la société, et la répartition des bénéfices ou pertes entre les associés.

Constitution du capital social

Le capital social d’une SCI peut être constitué de n’importe quelle somme, il n’y a pas de minimum requis. Toutefois, il est conseillé d’avoir un capital social suffisamment significatif pour montrer la solvabilité de la société et sa capacité à financer l’acquisition de biens immobiliers.

Publication d’une annonce légale

Une fois les statuts rédigés, il faut publier un avis de constitution de la SCI dans un journal d’annonces légales, conformément à la réglementation en vigueur.

Immatriculation au registre du commerce

La dernière étape consiste à immatriculer la SCI au registre du commerce et des sociétés (RCS). Cette immatriculation est réalisée auprès du greffe du tribunal de commerce, et vous recevrez ensuite un extrait Kbis, document officiel qui atteste de l’existence légale de la SCI.

Une fois ces démarches accomplies, la SCI pourra commencer à gérer et louer ses biens immobiliers.

Conclusion

Créer une SCI pour investir dans l’immobilier locatif est une option stratégique qui présente des avantages non négligeables : partage des coûts, flexibilité dans l’organisation, avantages fiscaux, et facilité de transmission du patrimoine. Toutefois, il est important de bien choisir le type de SCI en fonction de vos objectifs, notamment si vous souhaitez vous lancer dans la location meublée. Dans ce cas, il est préférable de se tourner vers une autre forme juridique si l’activité de location meublée devient régulière.

Si vous êtes tenté par cette aventure, il est essentiel de bien comprendre les implications fiscales et juridiques liées à l’investissement en SCI. Faire appel à MA-SCI.immo spécialisé dans ce domaine vous permettra d’optimiser votre projet et de le structurer de manière optimale pour atteindre vos objectifs financiers.

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